mardi 8 mai 2012

"La tristesse du samouraï" de Victor del Arbol

Titre : La tristesse du samouraï
Auteur : Victor del Arbol
Éditeur : Actes Sud
Date de parution : janvier 2012

Mon avis :


Enfin! Je l'attendais depuis plusieurs mois! Pour être très honnête, cela faisait très longtemps que je n'avais pas eu de coup de cœur et voici celui de 2012!
Dans un premier temps j'ai été intriguée par le titre et la couverture... en lisant le résumé je n'étais pas forcément convaincue par le contexte : l’Espagne d'après guerre et pourtant... J'ai découvert un superbe roman noir, à mi-chemin entre le polar et le roman historique.
"Tout commence sur un quai de gare, durant l'hiver 1941, en Espagne. Isabel, épouse d'un phalangiste proche de Franco, est arrêtée alors qu'elle s'apprêtait à fuir au Portugal. L'histoire se termine quarante ans plus tard quelques jours après le coup d'Etat avorté de février 1981. Quel est le lien entre ces deux événements ? Flash-back, flash-forward, masques, mensonges, vengeances, haines incurables, le lecteur reconstitue peu à peu la malédiction d'une famille sur trois générations." 
Un grand thriller assez différent de ce que j'avais pu lire jusqu'à présent. Entre fiction et réalité, très intense et parfaitement bien pensé. A lire absolument!

lundi 26 mars 2012

"Solarium" de Félix Bruzzone

Titre : Solarium
Auteur : Félix Bruzzone
Editeur : Asphalte
Date de parution : 2012 (en France)

Mon avis :
Avant tout, je souhaite vivement remercier les éditions Asphalte ainsi que Babelio pour cette découverte. (Partenariat dans le cadre de "Masse Critique")

C'est un hasard, c'est la seconde fois que que je reçois un livre des éditions Asphalte et je ne m'en plains pas. Cette jeune maison d'édition propose depuis deux ans des livres très modernes, ancrés dans la ville et avec pour particularité d'associer la musique (playlist sur le site d'Asphalte) à tous ses livres. Cela m'avait déjà charmé en lisant "A contresens" de Tom Liehr.

Mais revenons à "Solarium", un court roman (154 p.) écrit par Félix Bruzzone, auteur argentin né à Buenos Aires. Son roman se passe... en Argentine évidement et plus particulièrement à Don Torcuato, petite ville proche de la capitale où vit actuellement l'auteur. Un univers authentique ou se mêle chaleur, foule, bidonvilles et rencontres en tous genres. 

Tavo, nettoyeur de piscines dans les maisons les plus riches de Don Torcuato voit un jour son train-train quotidien basculer suite à un coup de feu entendu au loin... 
Je dois l'avouer, les premières pages n'étaient pas évidentes, j'ai dû m'accrocher car l'écriture part un peu dans tous les sens, l'univers très loin de ce que l'on vit au jour le jour peut dérouter mais il faut persister!!
Un joli challenge réussi pour les éditions Asphalte!

dimanche 5 février 2012

"Partie commune" de Camille Bordas

Titre : Partie commune
Auteur : Camille Bordas
Éditeur : Joëlle Losfeld
Année de parution : 2011

Mon avis :
Voici le second roman de Camille Bordas, une jeune auteure de 24 ans. Je suis tombée dessus dans une librairie j'ai été intriguée par la couverture.
L'histoire, assez banale, est celle d'une maison de campagne normande qui va abriter trois générations de la famille Manin. Après la mort des grands-parents, Paul leur fils décide de ne pas vendre cette maison. Elle va alors tomber peu à peu en ruine et servir de "débarras" pour toute la famille. C'est une proposition d'achat d'un metteur en scène parisien qui va faire changer d'avis Paul, charmé par l'idée que sa maison familiale abrite toute une troupe de comédiens et se transforme en une scène de théâtre.
L'originalité de ce roman tient essentiellement à sa construction et à son style. Trois narrateurs se succèdent dans ce récit mais ça n'est pas tout! La maison, la pendule, le miroir, l'arbre du jardin... Tous ont une conscience et s'expriment! L'idée que la maison sent et ressent les choses me plaît bien, elle parvient même en entrer en contact avec les habitants les plus "ouverts". 
Un joli concept pour une histoire simple et efficace.

dimanche 8 janvier 2012

"Le soleil qui avait le blues" de Jeremyville

Titre : Le soleil qui avait le blues, The yellow sun was blue
Auteur : Jeremyville
Éditeur : Ankama
Année de parution : 2011

Résumé :Tout le monde a besoin d’amour. Mais comment faire si le moindre contact tourne au drame ? C’est ce que vit le Soleil car personne ne veut plus s’en approcher de peur de se brûler mortellement. Sa tristesse devenue intolérable, il décide de partir et laisse place à la nuit et au froid. Mais sans lui, les plantes meurent, le monde devient gelé, il faut le faire revenir ! Ce conte moderne est un superbe hommage de Jeremyville au Soleil et à tout ce qu’il engendre. Car si tout le monde a besoin
d’amour, tout le monde a besoin du Soleil.
Mon avis :
Voici un nouvel album reçu dans le cadre d'un partenariat avec Babelio, j'en profite donc pour remercier l'équipe et les éditions Ankama.

Cet album a plusieurs particularités : un format à l'italienne, des dessins aux contours noirs et épais, un récit écrit en vers mais surtout une version bilingue "français-anglais".

Pour être très honnête, en voyant la couverture, je m'attendais à un album pour les tout-petits, un album très simple à la fois dans son histoire mais surtout concernant les illustrations. Eh bien non, c'est un album très drôle qui ravira tout autant les parents que les enfants. Un album qui aborde les notions de tristesse, d'entraide et d'amitié de façon tendre et poétique.
Ce livre m'a donné l'occasion de découvrir l'univers de Jeremyville, designer, auteur et dessinateur australien totalement loufoque! 

samedi 22 octobre 2011

"Les Savants" de Manu Joseph

Titre : Les Savants
Auteur : Manu Joseph
Editeur : Philippe Rey
Année d'édition : 2011

Résumé :
Aujourd’hui, en Inde, on ne dit plus « intouchable » mais dalit. Un mot, toutefois, suffit-il à changer la donne ? Ce n’est pas l’avis d’Ayyan. D’un côté, du sien, une pièce minuscule partagée avec sa jeune épouse et son fils dans une exécrable cité de la banlieue de Bombay, tandis qu’il exerce un emploi de secrétaire dans un institut de recherche de haut vol. De l’autre extrémité du spectre social, à l’Institut, les savants, les « brahmanes » et, avec eux, tous les nantis et leurs femmes inaccessibles, le regardent de haut. Alors, à l’époque où le petit peuple indien, conscient de sa supériorité numérique, acquiert un pouvoir politique de plus en plus important, Ayyan a une idée… Son fils, Adi, est brillant. Pourquoi ne pas donner discrètement un coup de pouce au destin, ne pas compenser les injustices de la naissance et du système des castes ? 

Mon avis :
Un grand merci à Babelio ainsi qu'aux éditions Philippe Rey pour ce beau partenariat.

Ayyan, le narrateur principal de ce roman, n’accepte pas sa place d’intouchable, de dalit, il n’admettra jamais son infériorité face aux « brahmanes », les savants qui le regardent tel un petit insecte, une chose insignifiante. C’est toute la force de cet homme loin d’être parfait qui combat le système des castes totalement injuste et révoltant.

Ce premier roman nous plonge dans une Inde vraie, concrète, loin des clichés touristiques et d’une vision idéaliste à la « Bollywood ». Comme partout, il y a du beau, du moins beau et du sordide.
La lecture de cet ouvrage est fluide, agréable, les descriptions nous plongent parfaitement dans ce pays fascinant et le récit nous invite à réfléchir sur des sujets importants tels que la place de la religion ou la condition féminine.


Concernant la couverture, pas d’inquiétude, nul besoin de comprendre la formule écrite au tableau pour comprendre ce roman! J’avoue que le titre et la photo peuvent refroidir les allergiques aux chiffres!

mercredi 6 juillet 2011

Un nouveau mercredi de l'album !

Sont à l'honneur ce mois-ci Ilya Green et Benjamin Lacombe.

J'ai découvert Ilya Green mais j'étais déjà fan du dessin de Benjamin Lacombe. J'ai donc décidé de présenter deux albums :
"Sophie et les petites salades" et "Les Amants Papillons".


Titre : Sophie et les petites salades
Auteur / Illustrateur : Ilya Green
Éditeur : Didier Jeunesse
Date de parution : Mai 2008

Olga, une jeune fille dynamique et pleine de vie, propose à ses amis de faire du jardinage grâce aux quelques graines de salade trouvées au fond de sa poche. Ana, Gabriel et Sophie, la plus petite, acceptent volontiers et se mettent à jardiner, chacun à sa manière.
Mais Sophie découvre que seule sa salade ne pousse pas! Elle va alors trouver un moyen plus ou moins honnête d'y remédier...

Une très jolie découverte! J'ai immédiatement été charmée par le petit format de cet album et ses couleurs! Le trait est précis, les visages sont très expressifs, les couleurs sautent aux yeux!
Ilya Green nous donne à voir un portrait tendre du monde de l'enfance.



Titre : Les Amants Papillons
Auteur / Illustrateur : Benjamin Lacombe
Éditeur : Seuil Jeunesse
Date de parution : Octobre 2007

Naoko sait qu'elle ne reverra pas sa maison avant bien longtemps. L'éducation d'une jeune fille dure au moins cinq années. C'est le temps nécessaire pour connaître l'art de servir le thé, de jouer du luth ou de faire danser les éventails. Et c'est surtout le temps qu'il faut pour savoir se tenir ! Car une jeune femme du monde ne doit parler, se lever, s'asseoir, sourire, presque respirer qu'au moment opportun.
Cela ne convient pas à Naoko. Ce qu'elle aime, c'est lire, écrire des poèmes et des haikus, rire lorsqu'elle est heureuse et pleurer lorsqu'elle est malheureuse. Mais tout cela est interdit à une jeune fille convenable...

Il s'agit d'une véritable histoire d'amour à la japonaise, une légende orientale, un récit d'amour contrarié...
Naoko, femme indépendante, est déchirée entre les traditions et son amour inconditionnel pour Kamo, un jeune homme de 16 ans rencontré à Kyôto. 

La fin est tragique mais surtout d'une grande poésie...
Une histoire simple mais toute en finesse grâce au sublime dessin de Benjamin Lacombe qui nous rappelle évidement celui de  l’illustratrice Rébecca Dautremer. Le grand format de cet album sert à merveille les portraits qui sont somptueux.
En résumé
, vous l'aurez compris, j'adore !


vendredi 1 juillet 2011

"Chroniques de la nécropole" de Golo et Dibou

Titre : Chroniques de la nécropole
Auteur : Dibou
Dessinateur : Golo
Éditeur : Futuropolis
Date de parution : 2011

Résumé :
En décidant de raconter la vie et la mort du village de Gournah, Golo et sa compagne Dibou nous parlent de la vie quotidienne des habitants de ce village, du drame engendré par leur expulsion dans des maisons préfabriquées, de l’impuissance des pauvres gens face à la logique financière de l’état. Ils parlent aussi de leur histoire d’amour avec ce pays qui les fascine toujours autant.



Mon avis :
Un grand merci à Babelio ainsi qu'aux éditions Futuropolis pour ce beau partenariat.


Cette bande dessinée constitue un véritable reportage autobiographique. A travers diverses anecdotes, nous suivons quinze ans de la vie de Golo et Dibou dans le village de Gournah situé sur la rive ouest du Nil, face à Louxor.
Pour ce couple, ce fut un véritable coup de cœur. Touchés par l'accueil et la sincérité de ce village, ils s'y sont installés et s'y sont investis en créant un atelier pour les enfants, des collections de vêtements et de bijoux, ainsi qu'une galerie d’art. Ils avaient tout pour être heureux...

Mais voilà que récemment l'État décide de raser le village afin d'attirer les touristes et de préserver des tombes du Nouvel Empire. La destruction de Gournah par les bulldozers ne suffit pas, les habitants sont délocalisés, chassés vers des préfabriqués loin du village.

Aujourd’hui, Gournah n’est plus qu’une nécropole égyptienne, une simple zone accueillant des touristes...

Fort témoignage de la part de Dibou et Golo. Un dessin très coloré qui retranscrit bien le climat de l'Égypte mais qui reste très doux et agréable à regarder.

Les photos insérées dans l'album permettent de rentrer dans la réalité et de ne pas oublier qu'il ne s'agit malheureusement pas d'une fiction...